Spiritualité

Ne cherche pas la paix, engage-toi par amour !

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Il ne faut pas chercher la communauté idéale. Il s’agit d’aimer ceux que Dieu a mis à nos côtés aujourd’hui. Ils sont signes de la présence de Dieu pour nous. Nous aurions peut-être voulu des personnes différentes, plus gaies, plus intelligentes. Mais ce sont ceux que Dieu nous a donné, qu’il a choisis pour nous. C’est avec eux que nous devons créer l’unité et vivre l’alliance.

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Il est difficile de faire comprendre aux gens que l’idéal n’existe pas, que l’équilibre personnel et l’harmonie rêvée ne viennent qu’après des années de lutte et de souffrances et que même là, ils ne viennent que comme des touches de grâce et de paix. Si on cherche toujours son équilibre, je dirais même si on cherche trop sa propre paix, on n’y arrivera jamais, car la paix est le fruit de l’amour et donc du service des autres. A beaucoup de communautaires qui cherchent cet idéal inaccessible, je voudrai dire :

« Ne cherche plus la paix, mais là où tu es, donne-toi ; arrête de te regarder, mais regarde tes frères et sœurs qui sont dans le besoin. Sois proche de ceux que Dieu t’a donné aujourd’hui. Demande-toi plutôt comment aujourd’hui tu peux aimer davantage tes sœurs et tes frères.

Alors tu trouveras la paix : tu trouveras le repos et ce fameux équilibre que tu cherches entre l’intériorité et l’extériorité, entre la prière et l’activité, entre le temps pour toi et le temps pour les autres. Tout se résoudra dans l’amour.

Il ne faut plus perdre de temps à courir après la communauté parfaite. Vis pleinement dans ta communauté aujourd’hui. Arrête de voir les défauts qu’elle a (et heureusement elle en a) ; regarde plutôt tes propres défauts et sache que tu es pardonné, que tu peux à ton tour pardonner aux autres et entrer aujourd’hui dans cette conversion de l’amour »

 

Jean Vanier, La communauté, lieu du pardon et de la fête, p 25.

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La bienveillante au timbre d’or

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« Lassé par la fureur des moralistes, le christ se penche sur le sable et écrit quelque chose. Ce geste fait de lui le saint patron de tous ceux qui, se penchant sur un étroit rectangle de lumière et y jetant un premier mot, espèrent entendre en écho la bienveillante lumière au timbre d’or, celle que le monde ignore »

Christian Bobin in « La Chair et le Souffle » 2013 N°2 dossier « Le souffle artiste »

Les enjeux spirituels de la culture

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« Jamais, quand c’est la vie elle-même qui s’en va, on a autant parlé de civilisation et de culture. Et il y a un étrange parallélisme entre cet effondrement généralisé de la vie, qui est à la base de la démoralisation actuelle, et le souci d’une culture qui n’a jamais coïncidé avec la vie et qui est faite pour régenter la vie. Avant d’en revenir à la culture, je considère que le monde a faim et qu’il ne se soucie pas de la culture et que c’est artificiellement que l’on veut ramener vers la culture des pensées qui ne sont tournées que vers la faim. Le plus urgent ne me paraît pas tant de défendre une culture dont l’existence n’a jamais sauvé un homme du souci de mieux vivre et d’avoir faim que d’extraire de ce que l’on appelle la culture, les idées dont la force vivante est identique à celle de la faim. Nous avons surtout besoin de vivre et de croire à ce qui nous fait vivre et que quelque chose nous fait vivre. Et ce qui sort du dedans mystérieux de nous-mêmes ne doit pas perpétuellement revenir sur nous-mêmes dans un souci grossièrement digestif. Je veux dire que s’il nous importe à tous de manger tout de suite, il nous importe encore plus de ne pas gaspiller dans l’unique souci de manger tout de suite, notre simple force d’avoir faim. Si le signe de l’époque est la confusion, je vois à la base de cette confusion une rupture entre les choses et les paroles, les idées, les signes qui en sont la représentation. »

 Citation d’Antonin Artaud, préface de « Le théâtre et son double »

 Texte lu par Léili Anvar sur France Culture dans l’émission les Racines du Ciel du 9 mars 2014

Et si l’on remplaçait le mot « culture » par le mot « christianisme »… ?

 

Si quelqu’un du fond du cœur…

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«Si quelqu’un du fond du cœur, murmure un Nom vénérable, ce Nom ne peut signifier que l’Ouvert, une présence humaine qui brise tous les pouvoirs de fer, qui humilie les empire, qui défait fil après fil ou d’un coup tranchant, les filets qui enserrent et emprisonnent. Liberté ! Il n’y a de vérité que la chair, où l’insaisissable origine se donne comme vie et voie, par-delà toute idée, toute théorie, toute sagesse.

Rien n’est rompu, rien n’est brisé, que le sceptre de la mort. Si je murmure le Nom, c’est le nom de tous ceux que j’aime, et de tous ceux que je ne sais pas aimer, et de ces innombrables que je ne connais pas.

Je parle par là une langue inconnue à moi-même, où j’ai toujours tout à apprendre. Elle est habitée du Grand Silence qui terrifie les humains, mais qui est devenu cette chair même, cette présence humaine qui me guérit de tout.»

 Maurice Bellet,

Translation, Croyants (ou non) passons ailleurs pour tout sauver,

Bayard 2011,

p 109

Verras-tu la bonté de Dieu ?

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Ps 26, 13

(carte de vœux reçue de l’Abbé L. Pistre)

Oui ! Aurai-je le don de voir la bonté de Dieu agir dans notre monde ?

Pourrais-je garder cette espérance folle de ceux dont les yeux  discernent encore Dieu au cœur de l’humain ?

Aux uns les chars…

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« Aux uns les chars, aux autres les chevaux 
à nous le nom de notre Dieu : le Seigneur !
Eux, ils plient et s’effondrent.
Nous, debout nous résistons. »
                            Psaume 20, 8-9

Qu’à tout ce qui défigure la vie nous sachions résister, toujours.

Ni par puissance ni par force, mais par l’Esprit du Seigneur.

Le Christianisme peut-il être présent dans tout événement spirituel ?

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« Le christianisme traditionnel se trouve face de nos jours à un dilemme qui le laisse perplexe : quel sens peut-il y avoir à communiquer l’évangile sans esprit de compétition, dans un contexte de relations nouées avec d’autres religions ?… Pour le chrétien exclusiviste, cela n’a aucun sens. Et pourtant, c’est ce qui se passe, aujourd’hui, partout et en permanence… Faut-il y voir un enseignement que l’Esprit essaye de nous donner ? Le christianisme est peut-être en train d’apprendre que s’il est vraiment universel, il doit se trouver et se reconnaître dans toutes les formes d’expérience spirituelle de l’être humain et dans tous les types d’événement spirituel…

Aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle ère de dialogue religieux, de tolérance, de révérence et d’enseignement mutuels que les générations précédentes n’auraient jamais pu imaginer. Sa légitimité pour les chrétiens est attestée par le fait qu’elle est on ne peut plus compatible avec la personnalité et l’exemple de Jésus. Il ne rejetait personne, tolérait tout le monde et voyait le mystère de Dieu en tout être humain et dans la nature. Il mangeait en compagnie de ceux qu’il aurait dû mépriser ; il parlait avec ceux qu’il aurait dû éviter. Il était aussi ouvert aux autres qu’il l’était à Dieu…

En Jésus, le temps et l’éternité se rencontrent, la Parole se fait paroles humaines. Mais la jonction se fait dans la pauvreté humaine en esprit. La pauvreté est le point « où le mystère infini rencontre l’existence concrète ». La pauvreté n’est pas seulement l’absence de choses, mais la conscience que l’on a besoin des autres, de Dieu. Ce besoin chez l’être humain est universel. Il est partagé par les riches et les puissants comme par les pauvres et les plus marginalisés. »

Laurence Freeman o.s.b., paru dans les lectures hebdomadaires de l’association des méditants chrétiens (www.wccm.fr)

C’est le temps de l’Avent…

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Le temps de l’Avent est bien avancé !

Voici une lecture renouvelée décoiffante, stimulante, joyeuse et profonde du texte biblique de la nativité.
L’auteur Eric Callcut est un ami, passionné du texte biblique.

Le premier opus « Le Sermon sur la Grande Butte« , m’avait enthousiasmé !

Les astres au firmament

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Pour ceux qui ne franchissent jamais les limites de la cité, les lumières de la ville sont les seuls astres qui brillent au firmament. L’éclairage municipal éclipse les étoiles et, sous l’éclat des publicités lumineuses, le clair de lune lui-même en est réduit à n’être plus qu’une incongruité à peine discernable.Ce phénomène est un symbole, une parabole en action. Mentalement et physiquement, l’homme passe la majeure partie de sa vie, dans un univers purement humain et, pour tout dire, façonné de main d’homme, isolé lui-même de l’immense cosmos non humain qui l’entoure et sans lequel il ne pourrait exister d’une manière ou d’une autre. Au cœur de cette catacombe privée, nous nous sommes construit un petit monde à nous, fait d’un étrange assortiment d’intérêts matériels et d’idéaux, de mots et de technologies, de désirs ardents et de rêves éveillés, de produits industriels et d’institutions, de dieux et de démons imaginaires. […] Pourtant, en dépit des bruits de radio et des tubes au néon, la nuit et les étoiles sont toujours là au dessus du premier arrêt d’autobus venu, juste de l’autre côté de la calotte de fumée luminescente.

Aldous Huxley, Dieu et moi. Essai sur la mystique, la religion et la spiritualité, Ed du Seuil, p. 83

Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix

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Affiche COE 2013
En ce moment même se tient en Corée la rencontre des délégués des églises chrétiennes du monde entier. Espoir de réconciliation entre les peuples. Soutenons les par nos prières et notre engagement.
Pour vivre ce moment en communion avec ces témoins de l’Eglise universelle (textes, offices, chants…) : http://wcc2013.info/fr/